Πέμπτη 25 Ιουνίου 2026

Solidarité avec les migrants détenus de Sintiki - Libération immédiate des 30 migrants poursuivis

Solidarité avec les migrants détenus de Sintiki

Libération immédiate des 30 migrants poursuivis

Le 26 juin, la Cour de Serres examinera l’appel concernant les 30 migrants poursuivis à la suite de la mobilisation de 235 réfugiés dans le centre fermé de rétention de Sintiki, à Serres, en novembre 2025. Le soulèvement des migrants transférés depuis la Crète a mis en lumière la brutalité des camps de détention modernes, officiellement appelés « structures contrôlées de rétention » selon la dernière loi du ministère de la Migration. En réalité, ces structures fonctionnent comme des prisons de fait. Près de 800 personnes y sont enfermées pendant des mois dans des conteneurs, dans des conditions indignes, privées du droit de sortir, de l’accès à la procédure d’asile, à des soins médicaux adéquats et à des vêtements appropriés. Ces événements révèlent également la criminalisation de toute résistance à la violence de l’État.

La majorité des personnes poursuivies, principalement des migrants égyptiens, ont été condamnées à trois ans de prison ferme pour participation à une révolte et dégradation de la clôture du centre de rétention. Certains ont reçu des peines plus lourdes en raison d’accusations supplémentaires, notamment de tentative d’évasion, de rébellion contre l’autorité publique et de violences ayant entraîné des blessures. Après leur condamnation, les migrants détenus ont été dispersés dans différentes prisons de Grèce, notamment à Drama, Nigrita et Kassavetia. Pendant une longue période, leurs proches et leurs soutiens ignoraient où ils avaient été transférés et dans quelles conditions ils étaient détenus.

Cette réalité constitue le véritable visage des politiques anti-migratoires du gouvernement grec et de l’Union européenne, qui enferment les personnes déplacées et persécutées entre répression, misère et mort aux frontières. Alors que le gouvernement présente fièrement Sintiki comme un modèle, les réfugiés démontrent eux-mêmes que la répression d’État ne peut imposer le silence.

Leur lutte ne concerne pas qu’ eux. Elle s’inscrit dans une résistance plus large contre les centres de rétention, contre les politiques de discrimination, d’exclusion et de répression, et contre un système qui prive les plus vulnérables de leurs droits.

Nous exprimons notre entière solidarité avec les centaines de réfugiés et de migrants toujours détenus dans les centres de rétention à travers la Grèce, et tout particulièrement à Sintiki. Nous soutenons les 30 personnes poursuivies pour avoir revendiqué leurs droits fondamentaux. Défendre leur dignité et leur liberté est l’affaire de toutes et tous.

“Lutte sans Frontières”

Mouvement Internationaliste de Solidarité et de Lutte

pour les droits des Migrant•e•s et des Réfugié•e•s