Σάββατο 9 Μαΐου 2026

APPEL À UNE RÉUNION DE DISCUSSION ET D'ACTION COMMUNE

APPEL À UNE RÉUNION DE DISCUSSION ET D'ACTION COMMUNE

La politique des gouvernements, de l’UE et du capital visant à surmonter la crise au détriment des travailleurs touche en premier lieu les migrants, qui constituent dans leur grande majorité la frange la plus vulnérable de la classe ouvrière. Mais sous prétexte de contrôler l’immigration, les gouvernements et l’UE trouvent un terreau fertile pour porter atteinte aux libertés démocratiques de l’ensemble des travailleurs et de la jeunesse. Le pogrom anti-immigrés va de pair avec la « guerre contre le terrorisme », l’Europe-forteresse, les lois antiterroristes, la culture du nationalisme et du racisme.

Le gouvernement de la Nouvelle Démocratie joue un rôle primordial au sein de l’UE à cet égard, en envoyant des frégates dans les eaux internationales, au large des côtes libyennes, pour des opérations meurtrières de refoulement qui ont coûté la vie à des centaines de personnes sur nos mers et dans l’Évros, comme en témoignent le crime emblématique de Pylos, où plus de 600 réfugiés se sont noyés, et le crime récent de Chios, qui a fait 15 morts parmi les réfugiés. La quasi-totalité des partis représentés au Parlement approuve cette politique, a accepté les murs et la politique anti-réfugiés, et reprend le récit selon lequel la sécurité du pays est menacée par les réfugiés et les migrants. 

Récemment, le gouvernement a voté deux lois anti-réfugiés et anti-immigration, les lois n° 5226/2025 et 5275/2026, qui criminalisent le statut de réfugié, l’immigration, voire la solidarité, en instaurant de lourdes peines d'amendes et d'emprisonnement. Elle prévoit des peines pouvant aller jusqu’à la prison à perpétuité pour les immigrés en situation régulière qui aident des sans-papiers ! Elle ne vise pas seulement la nouvelle vague de réfugiés et d’immigrés, mais prend également pour cible les milliers d’immigrés qui vivent et travaillent déjà depuis de nombreuses années en Grèce. Elle légalise le « recrutement » d’immigrés sans droits et les agences de traite des travailleurs pour répondre aux besoins des entreprises, pour les travaux publics et les investissements stratégiques, etc.

Parallèlement, elle intensifie la chasse aux migrants et aux réfugiés par des incarcérations, des expulsions, des refoulements, des renvois et des procédures de retrait du statut de réfugié politique. Il pérennise l’enfermement, la ghettoïsation, la violation des droits humains en matière d’accès au travail, à l’éducation et à la santé. 

Au milieu de toute cette offensive anti-immigration et anti-réfugiés, cela fera donc bientôt trois ans, dans un mois environ, que le crime d’État de Pylos a eu lieu. Ce crime, tout comme celui de Chios, reste l’un des événements inhumains les plus emblématiques qui marquent la politique gouvernementale et bourgeoise de gestion des réfugiés. Malgré les tentatives constantes de dissimulation, des poursuites ont été demandées par la Cour d’appel contre quatre hauts responsables de la Garde côtière. Parmi eux figure l’ancien chef du Corps des garde-côtes, Tryfonas Kontizas, que le gouvernement a « récompensé » en le nommant au poste de Secrétaire Général des Entités Critiques au sein du Ministère de la Protection des Citoyens !

Nous vous invitons donc à une réunion de discussion et d’action le lundi 18 mai à 18h30, dans les locaux du SEFK (syndicat des enseignants du secteur privé), 13, rue Kanigos, 2e étage, afin qu'on examine les termes de notre lutte commune contre le cadre législatif anti-immigrés et anti-réfugiés du gouvernement, et pour que justice soit rendue aux victimes du crime de Pylos.

“Lutte sans Frontières”

Mouvement Internationaliste de Solidarité et de Lutte 

pour les droits des Migrant•e•s et des Réfugié•e•s


https://strugglewithoutborders.blogspot

strugglewithoutborders@gmail.com